Dimanche 6 avril 2008
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Personnellement j'ai toujours eu des rapports très particuliers avec l'école. Enfant, j'adorais l'école, puis, adolescente, c'est devenu mon cauchemar. Je me sentais
seule, différente, anormale. J'ai réussi à me réintégrer quand j'ai été étudiante.
Je voulais absolument avoir des enfants brillants, bons élèves, sachant beaucoup de choses, en plus des connaissances proprement scolaires. Avant, j'avais une certaine vision des choses, qu'il me
faudrait expliquer... Par la suite, j'ai totalement changé d'idée. Ce n'est pas que je veuille avoir des cancres ignares et asociaux, non, mais j'ai pris conscience, lentement, de certaines
réalités.
Quand je dis que j'en ai pris conscience, c'est à vrai dire terriblement confus, mais quelque chose s'est cependant installé en moi.
Disons que lorsque je regardais mes enfants petits il me semblait pouvoir influencer leur rapport à l'école. Au fur et à mesure que le temps passe, je décroche complètement.
Je sens que je vais avoir du mal à être cohérente sur le sujet. Sans compter que nos changements multiples de localisations géographiques ne simplifient pas les choses. En plus du travail scolaire,
ils sont amenés à se réadapter constamment.
Les résultats scolaires me paraissent maintenant refléter un conformisme que je déteste. Je suis prise entre le désir de les voir réussir convenablement, et celui de ne pas ressembler aux mères
ultra soucieuses de la réussite scolaire de leurs enfants, obsédées du bulletin, que j'ai pu voir. Naturellement, la bonne attitude se situe probablement entre les deux. Ce qui me frappe
maintenant, avec une force de plus en plus grande, c'est le rôle de l'enfant dans son propre apprentissage. L'observation de mes deux enfants, très différents, m'a appris beaucoup de choses. Quels
que soit ses résultats, souvent moyen, l'aîné est désinvolte et tranquille. Il révise très vite, et quand on lui demande, affirme toujours savoir ses leçons. Il a toujours été comme ça, et chaque
fois que j'ai essayé de le faire travailler plus, j'ai obtenu des conflits interminables, la pression ne produisant que du conflit, et pas de résultats, ses notes demeurant globalement les
mêmes.
Le plus jeune va à l'école pour avoir de bonnes notes ; pas les meilleures, mais des notes dont il puisse être fier. Il m'amène son livre pour que je le fasse réviser ; relis ses leçons comme je le
lui demande, une ou deux fois dans la journée et le soir avant de s'endormir ; cela ne lui prend que très peu de temps, mais il se concentre et ses résultats sont meilleurs d'un 1 à 4 points par
rapport à son frère. la différence est la suivante : l'aîné attend que le ballon vienne vers lui pour tendre la main et l'attraper ; le plus jeune court et fait tout pour attraper le ballon. J'ai
pris conscience que cette attitude par rapport à l'apprentissage était fondamentale et je n'ai pas d'influence là-dessus.
Par isabelle
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Publié dans : école
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